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C’est quoi être éco-responsable?

Avec la crise sanitaire et économique, le lien étroit entre santé humaine, santé animale et santé des écosystèmes est apparu au grand jour. Aujourd’hui, il est devenu nécessaire de porter plus d’attention à notre environnement, sa dégradation et ses impacts sur notre vie. En changeant sa consommation, on modifie également son niveau de pollution. Alors c’est quoi être éco-responsable? C’est un engagement écologique et social et on vous explique comment ?

Acheter local, manger bio, voyager moins … Les conseils sont nombreux et parfois contradictoires. Voici quelques pistes pour se lancer dans une vie plus éco-responsable

Etre éco-responsable dans son assiette

Pour devenir éco-responsable, la première marche à suivre pourrait être celle de votre assiette! 

Davantage de qualité, plus de produits locaux

Choisir une alimentation de qualité produite localement ou dans les régions proches et distribuée en circuit-courts est un bon début. 

Lorsque les produits sont importés, il convient de veiller au fait qu’ils proviennent du commerce équitable ou qu’ils n’aient pas été cultivés sous serre chauffée. Ainsi, même s’ils font le tour du monde avant d’arriver jusqu’à vous, les conditions de production dans le pays d’origine sont moins énergivores, plus éco-responsables et les petits producteurs sont payés justement.  

Acheter éco-responsable dans l’alimentaire, c’est aussi privilégier les produits BIO et de saison. Pour aller plus loin, vous pouvez même opter pour l’achat en vrac… même si cette pratique est de plus en plus décriée et qualifiée de Greenwashing. Évitez les produits trop emballés et amener vos propres emballages sont deux astuces qui réduisent l’empreinte carbone des courses alimentaires.

Limiter sa consommation de viande

« Chaque année, ce sont 65 milliards d’animaux qui sont tués (soit près de 2 000 animaux… par seconde) pour finir dans nos assiettes. Cette production massive n’est pas sans conséquences sur notre environnement.« 

Le Monde – « Avant d’être cancérigène, la viande est polluante pour la planète »

Émissions de gaz à effet de serre, déforestation, consommation d’eau : l’élevage affecte fortement l’environnement. Ainsi, la production de la viande détruit les ressources primaires notamment par la consommation d’eau qu’elle induit. En effet, pour produire 1kg de bœuf, l’industrie utilise 16 000 litres d’eau.

Par conséquent, réduire sa consommation de produits animaliers est déjà un bon début.  Si vous n’êtes pas végétarien et/ou que vous ne souhaitez pas le devenir, vous pouvez tout de même privilégier le porc (12,1 kg de gaz à effet de serre en équivalent CO2), la dinde (10,9 kg) ou le poulet (6,9 kg).

Dans la dynamique d’un mode de vie plus éco-responsable, l’alimentation n’est pas le seul aspect à améliorer… Il est judicieux de scruter au peigne fin sa consommation et surtout ses déchets !

Le ZÉRO déchet, un levier d’éco-responsabilité

Le chiffre du jour: 570 kg par habitant.

En France, un habitant produit par an 570 kg de déchets soit 38 millions de tonnes de déchets pour le pays. Pour réduire ce chiffre titanesque, nombreux sont ceux qui ont opté pour le zéro déchet..

Être éco-responsable,  c’est :

  • savoir recycler ce que l’on ne peut ou veut plus utiliser.
  • trouver comment réduire ce que l’on utilise au quotidien.
  • dire NON à ce dont on n’a pas vraiment besoin

Dans les achats, l’éco-responsabilité se veut relativement stricte. Privilégiez ce qui est recyclage ou réutilisable, acheter des objets durables et multitâches.

Entamer une démarche zéro-déchet ne s’improvise pas. Le livre « 365 Conseils pour une Maison Saine et Zen » vous aidera dans cette démarche avec plein d’astuces zéro déchet.

Agir au quotidien pour la planète et renforcer son éco-responsabilité, c’est aussi penser à ses modes de déplacement.

Mobilité verte et tourisme durable

Chaque année, nos moyens de transports représentent un tiers des émissions de CO2 en France. Le transport aérien, la voiture et le bateau participent activement à l’alourdissement du bilan carbone. C’est en règle générale le poste le plus énergivore.

Voyage, voyage… Éternellement (ou comment ne pas être éco-responsable)

Ainsi, dans une attitude éco-responsable,  on privilégie les déplacements doux dans son quotidien  comme la marche, le vélo. Pour les déplacements plus longs, le covoiturage ou les transports en commun sont une bonne alternative pour réduire les émissions de CO2. Un voyage en avion rejette 1 500 fois plus de CO2 qu’un voyage en TGV.

Le texte issu des travaux de la convention citoyenne sur le climat, prévoit de supprimer les liaisons aériennes réalisables en train en moins de 2H30. Cela exclut donc les lignes les plus émettrices en dioxyde de carbone, comme Paris-Nice, Paris-Marseille ou Paris-Toulouse… mais c’est toujours une première avancée.

C’est surement pour les vacances au bout du monde, que l’éco-responsabilité devient problématique.

L’engouement pour le tourisme durable

Nous pouvons choisir de voyager avec un coût environnemental réduit en alternant, dans un premier temps, entre vacances locales et vacances lointaines. Et lorsque nous partons, optons pour un tourisme plus durable.

« L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) définit le tourisme durable ou responsable comme : Un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil..« 

www.passionterre.com

Nous pouvons aussi faire le choix de ne plus prendre l’avion et de passer ses vacances en gîte ou bien de découvrir une ville proche de chez nous ! Pour les plus dubitatifs, sachez que comme l’exprime si bien Aurélien  Barreau, il suffit de toquer à la porte de votre voisin pour découvrir l’altérité. 

Être éco-responsable, c’est faire preuve de biophilie. En d’autres mots, chercher à protéger ce qui nous apporte le plus dans ce monde et ce de quoi notre monde est fait : le Vivant.

C’est réduire son impact environnemental en augmentant son capital bien-être, santé tout en préservant la planète. C’est se réconcilier avec soi-même, ses besoins, ses aspirations pour se réconcilier avec les autres et avec le monde qui nous entoure. 

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